Langues difficiles à traduire : notre top 10

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Problème : il existe des langues dont la traduction s’avère extrêmement délicate. Bien entendu, aucun langage n’est simple dans l’absolu. Tout dépend de la langue maternelle du traducteur et de sa proximité avec la langue cible.

Certaines langues possèdent une syntaxe inattendue, un alphabet unique ou des règles de grammaire plus complexes que la moyenne. Voici notre classement des 10 langues les plus difficiles à traduire du monde.

10. Le japonais, langue d’une grande richesse

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Une syntaxe inhabituelle

La planète compte 128 millions de personnes parlant le japonais. Mais les nipponophones (c’est ainsi qu’on les appelle) sont peu nombreux à pouvoir traduire des textes en restituant toutes leurs nuances. La principale différence entre le japonais et les langues romanes comme le français réside dans la construction grammaticale des verbes. Le japonais est une langue SOV (sujet-objet-verbe), tandis que les langues romanes sont des langues SVO (sujet-verbe-objet). Autrement dit, en japonais, « il fait ceci » se dit « il ceci fait ».

Des homophones trompeurs

La langue nippone fourmille d’homophones, c’est-à-dire de mots qui se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment et revêtent plusieurs significations. Pour le traducteur, choisir le bon terme nécessite de bien comprendre le contexte de chaque phrase. Par exemple, le nom japonais « kami » peut aussi bien désigner le papier que Dieu ou les cheveux. Tout dépend de son accentuation !

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9. L’arabe, une langue difficile à traduire pour les Occidentaux

Un alphabet inédit

Langue officielle de 25 pays asiatiques et africains, l’arabe standard moderne est utilisé par des centaines de millions de locuteurs. Il est donc pertinent de traduire vos textes dans cette langue afin de toucher un public international. Ceci ne s’improvise pas, car l’arabe est très différent de l’anglais, du français ou de l’espagnol. Il s’écrit de droite à gauche et son alphabet ne comporte, comme celui de l’hébreu, que des consonnes.

Des mots dans le désordre

L’arabe, l’hawaïen et le gaélique irlandais ont un point commun : ils font partie des langages VSO (verbe-sujet-objet). Avec ce type de syntaxe, une phrase comme « un traducteur travaille sur un texte » (sujet-verbe-objet) devient « travaille un traducteur un texte ». Seulement 9 % des langues se construisent de la sorte.

8. L’anglais, la langue pas si facile à traduire

Des pièges linguistiques à la pelle

Oui, vous avez bien lu ! L’anglais fait partie des langues les plus difficiles à traduire. Derrière son apparente simplicité se cachent de nombreux termes polysémiques, c’est-à-dire ayant plusieurs sens. Exemple : « lime » désigne à la fois la chaux, le citron vert et le tilleul. Cette langue germanique compte aussi 200 verbes irréguliers, qui donnent du fil à retordre à tous les francophones. Elle est souvent mal adaptée, par des traducteurs amateurs qui n’utilisent pas les bons outils. C’est bien dommage, car une petite faute de traduction suffit à induire le lecteur en erreur.

Des formules raccourcies

La langue de Shakespeare est plus concise que le français. Traduire ses groupes verbaux est parfois un véritable casse-tête ! Certains phrasal verbs, composés d’un verbe d’action et d’une préposition, n’ont pas d’équivalent direct en français. Ainsi, « he strode away » (4 syllabes) signifie littéralement « il s’est éloigné à grandes enjambées » (11 syllabes). Seul un traducteur professionnel est capable de traduire cette phrase sans alourdir son texte.

7. Le russe, langue slave aux nombreuses difficultés

Un alphabet pas comme les autres

Le russe possède le statut de langue officielle dans de nombreux pays comme la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan. Mais il s’agit d’une des langues les plus complexes au monde. Pour un francophone, un arabophone ou un anglophone, la première difficulté de cette langue est son alphabet : les Russes utilisent l’alphabet cyrillique, comprenant 33 symboles inspirés du grec.

Une grammaire compliquée

Une fois le système d’écriture maîtrisé, apprendre des mots en russe est relativement facile. C’est la grammaire qui pose problème, car les noms changent de terminaison selon leur place dans le texte. En russe, même un prénom doit être accordé selon qu’il soit sujet, complément d’objet indirect ou complément du nom.

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6. Le basque, langage orphelin

Des origines floues

Connaissez-vous le point commun entre le coréen, le yagan (un dialecte amérindien) et le basque ? Ce sont des isolats. Les linguistes ne leur ont pas trouvé de parenté avec d’autres langues vivantes ! Le basque est la plus énigmatique des langues isolées. Son histoire demeure mystérieuse, malgré tous les programmes de recherche consacrés à ce sujet depuis des décennies.

Des phrases inversées

Bien qu’utilisé par près de 1 200 000 personnes en France et en Espagne, le basque occupe une place à part sur le plan linguistique. C’est le seul dialecte d’Europe qui n’appartient pas à la famille des langues indo-européennes. Mais il s’agit aussi de la langue vivante la plus ancienne de notre continent. Sa syntaxe réserve de nombreuses surprises : bien souvent, le verbe conjugué ne se trouve pas après le sujet (comme en français) mais à la fin de la phrase.

5. Le français, un casse-tête pour le traducteur

Des listes de verbes à connaître par cœur

Le français compte des centaines de verbes irréguliers. Une fois conjugués, certains n’ont plus aucun rapport avec leur infinitif, même au présent de l’indicatif ! Par exemple, le verbe « aller » qui devient « je vais » et « tu vas ». Si l’on inclut ceux du 3ème groupe et leurs dérivés, le nombre de verbes irréguliers français dépasse les 550 ! C’est moins qu’en allemand mais plus qu’en anglais, en espagnol et en suédois réunis.

Des images à la pelle

La langue de Molière est très riche en expressions imagées comme « pleuvoir des cordes », « raconter des salades » ou « tomber dans les pommes ». Pour traduire un texte français, il est donc nécessaire de faire appel à un locuteur natif, qui comprendra d’emblée le sens de ces groupes de mots.

4. Le finnois, langue nordique à part

Une famille linguistique peu répandue

On croit souvent, à tort, que les Finlandais parlent une langue scandinave comme leurs voisins les Suédois. Mais la plupart des habitants de la Finlande s’expriment en finnois, un dialecte cousin du hongrois et de l’estonien. Bien que s’écrivant avec l’alphabet latin, cette langue n’a aucun point commun avec le français, l’allemand ni même le norvégien.

Des mots à rallonge

Fait très rare pour une langue européenne, le finnois est « agglutinant » comme le japonais, le swahili et le klingon (la langue fictive de Star Trek). Cela signifie que certains groupes de mots peuvent se condenser en un ou deux noms assez longs. Par exemple, « Saisinko viinilistan » (2 mots) se traduit en français par « la carte des vins, s’il vous plaît » (8 mots).

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3. Le coréen, une langue fière de son indépendance

Un vocabulaire emprunté au chinois

Tout comme le basque, le coréen ne ressemble à aucune autre langue sur le plan grammatical. Il s’agit d’une langue difficile à apprendre pour un Occidental, car aucun de ses mots n’est transparent. La tâche est plus simple pour un Chinois, étant donné qu’une partie du lexique coréen s’inspire du mandarin.

Un alphabet médiéval

La langue coréenne s’est écrite avec des caractères chinois des siècles durant. Mais dans les années 1940, les Coréens ont abandonné les sinogrammes au profit d’un alphabet du XVème siècle comprenant seulement 24 lettres. Le coréen moderne, qui utilise ce système d’écriture ancestral, est désormais indéchiffrable pour un Chinois ou un Japonais.

2. L’islandais, ancêtre des langues scandinaves

Un héritage de l’ère viking

Il y a 11 siècles, les Vikings de Norvège ont colonisé l’Islande. Ils y ont implanté leur langue : le vieux norrois. Sur le continent européen, ce dernier a évolué jusqu’à former le norvégien, le suédois ou encore le danois. En Islande, il est resté quasi inchangé depuis le début du Moyen Âge ! L’islandais fait partie, à l’heure actuelle, des langues les plus archaïques et complexes au monde.

Une orthographe difficile à maîtriser

Grâce au succès des polars islandais, la langue de l’Islande est très prisée sur le marché de la traduction littéraire. Malheureusement, seules 310 000 personnes la parlent. Il faut dire qu’elle comporte de nombreuses difficultés. Son alphabet, en partie latin, comporte 32 lettres dont deux qui n’existent nulle part ailleurs.

1. Le chinois, défi ultime pour le traducteur

Une langue aussi commune que compliquée

Plus d’un milliard de personnes comprennent le mandarin. Mais en pratique, peu de sinophones maîtrisent parfaitement une autre langue à l’écrit et à l’oral. Parmi ces bilingues, rares sont ceux qui peuvent traduire de longs énoncés sans erreur ni maladresse. Lorsque le texte contient des références culturelles, des figures de style ou des traits d’humour, la tâche se complique encore plus.

Un système de pensée à part

Si le chinois est difficile à traduire, c’est à cause de sa richesse. Les langues chinoises constituent une famille à part, comprenant entre autres le cantonais et le mandarin. Ce dernier, le plus répandu, utilise un alphabet d’environ 50 000 sinogrammes. Pour s’exprimer en chinois dans la vie de tous les jours, il faut connaître au moins 4 000 de ces caractères !

Notre astuce pour traduire votre texte dans une langue difficile

Loin d’être une tâche aisée, la traduction est un travail intellectuel qui nécessite :

  • Beaucoup d’expérience ;
  • Une maîtrise parfaite de la langue source et de la langue cible ;
  • Des outils comme les glossaires techniques et les dictionnaires unilingues.

Ceci s’applique à toutes les langues, même celles d’apparence facile telles que l’anglais, l’italien ou l’espagnol. Pour éviter les contresens, une seule solution : offrir à votre texte une traduction de qualité professionnelle.

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